Le château de Castillon-en-Couserans (Ariège-Pyrénées Centrales)

Vestiges d’un château féodal du XIIéme siècle sur le site du Calvaire (parc urbain). Il en reste une chapelle castrale fortifiée au XVI éme.
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(origine Twitter) & France2 13/07/2021

 

Histoire & bibliographie

Peinture du chateau de castillon
Fresque de l’église d’Audressein, censée représenter le château

1ére mention en 1156 d’un seigneur féodal Odon de Castillon.
rapport du programme collectif de recherche sur les châteaux médiévaux 2010. Castillon: 22 pages à partir de la page 56
En 1650, les murailles de l’ancien château fort auraient été arasées en partie, sur ordre de Richelieu.
Le château abandonné tomba en ruine et servit de carrière de pierres, principalement à la Révolution.
Sur l’emplacement, édification d’un Calvaire en 1650. Les stations du Calvaire actuelles datent des années 1900, avec des restaurations récentes. Le lieu est maintenant un parc urbain avec une vue sur toutes les vallées du castillonnais.

Lors de fouilles en 1997, des têtes de statues et des modillons, ont été trouvés et sont conservés à la mairie.
restauration fresques
Fouilles de 1996

Le Tracé du château

(Plan détaillé et topo sur demande, pour écoles, groupes)
& Balades à thèmes « à la recherche des tours ».
L’ancien château féodal se composerait de 2 parties:
Une motte féodale (donjon) remblayée, accolée à un éperon rocheux au nord, entourée de murailles.
Et de la « basse cour », le reste du château, le parc du Calvaire. Le rocher a été creusé et surmonté de murs en pierres calcaire.
Une 3éme partie avec murailles enserrerait l’ancien village féodal accolé à la colline:
– muraille ancienne, remaniée en consolidée face au parking de la mairie (avec des pierres en grès rose).
Une fresque du porche de l’église d’Audressein représenterait l’ancien château. Le tracé du château est difficile à déterminer, ayant été arasé en partie par Richelieu et éboulé, dû à son abandon et servi finalement de carrière de pierres à la Révolution.
Le donjon a été détruit. Il devait se composer d’un rocher au nord remblayé avec de la terre pour former une motte féodale, consolidée avec des murailles verticales. Les murs éboulés ont servis de carrière de pierre, jusqu’à la révolution. Il reste un muret au Nord. La terre de la motte a été déblayée vers le bas pour former une colline à pente douce. Les éboulis à l’Est seraient les restes de ces murs. Sous le porche, une ébauche de muraille qui serait la porte d’entrée au donjon, suivie d’un petit replat.
De nombreux travaux récents ont chamboulé le terrain, rendant difficile l’identification des anciens murs:
– Creusement de la route actuelle dont l’emplacement Nord n’existait pas au Moyen-âge.
– Mur moderne complètement refait au Sud-Est, suite à des éboulements.
– Réemploi des pierres anciennes dans des murs et maisons du Carrerot.
Les pentes, sous les murs Ouest, seraient des pierres, recouvertes d’une légère couche de terre, provenant des anciennes murailles éboulées.
– Le mur Nord, extérieur, devant la chapelle, serait le vestige presque intact de l’ancien mur, consolidé par du ciment au 20e. On y devine des avancées d’anciens murs. Une ancienne tour ?
Au Sud-Ouest une avancée quadrangulaire serait les restes d’une échauguette (petite tour) dont il restait des murs au début du 20e.

à la recherche des tours et du donjon.
L’ancien tracé est discernable pour un œil expérimenté. Seul l’aide d’un Lidar (télédétection par laser) monté sur un drone, permettrait d’établir un relevé précis.
Les restes de tas de pierres provenant des murailles recouvertes de terre, devraient être facilement détectables avec une caméra thermique. La caméra thermique, monté sur un drone, (solution alternative au Lidar), permettrait de détecter les restes des murs enfouis, le tracé de l’ancien donjon, ainsi que les ébauches de tours.

L’entrée ne serait pas l’entrée du Calvaire actuelle, mais serait au Sud, près d’une ancienne grange.
Sous le calvaire près du chemin du Carrerot, au Sud-Est un mur rond avec une gloriette laisserait supposer qu’il s’agirait d’une ancienne tour.
Les murs ont été faits avec du calcaire extrait sur place et aussi avec du grès rouge d’Uchentein (lieu dit Uchen). Le trou, visible sur la route montant au calvaire, pourrait être la sortie d’un petit souterrain accédant au château, coupé lors de la construction de la route. Mais il ne reliait surement pas Castillon à l’ancien Château de Coumes comme le dit la légende. Cela pourrait être aussi une sortie de grotte, car la colline est calcaire et parcourue par de nombreux courants d’eau souterrains qui auraient pu dissoudre et creuser la roche. L’examen des ruines de maisons creusées dans la roche dans les Carrerots, montre des parois rocheuses assez fissurées et il semblerait qu’il y ait petites anfractuosités rebouchées. Est-ce des entrées de grottes ou des caves troglodytes ?

On retrouve dans les Carrerots montant au calvaire, au moins 2 porches de portes anciennes et une fenêtre, réalisées avec ces matériaux.
Est-ce des restes de maisons de notables ou des réemplois ?
Exemples d’autres réemplois de maison de maître ou de manoir dans les villages du Biros. (lien à venir)
Une datation sommaire des murs peut être faite avec l’examen du mortier de chaux liant les pierres.

Tout reste à découvrir, à redécouvrir.
La montée au Calvaire par les ruelles des Carrerots laisse libre cours à l’imagination.

Panneau affiché à l’entrée

 

Bibliographie
Livres: disponibles à l’office du tourisme de Castillon.

1-La chapelle castrale de Castillon dite chapelle du Calvaire ou église Saint-Pierre, XIIe-XIIIe  Geneviève Pic-Patrouix

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